Spot publicitaire de Lindt mettant en scène les illuminations de Noël des Champs-Elysées sans s'acquitter des droits de sponsoring : l'ambush marketing sanctionné

L'association de promotion de l'avenue des Champs-Élysées a initié une action contre Lindt.

Elle revendiquait des droits d'auteur sur les illuminations des arbres de l'avenue durant les fêtes et reprochait à Lindt de les avoir reproduites dans un spot publicitaire pour des boîtes de chocolats.

En première instance, l'originalité de ces illuminations avait été retenue mais les actes de contrefaçon rejetés.

𝐋𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝'𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞 𝐋𝐢𝐧𝐝𝐭 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝'𝐚𝐦𝐛𝐮𝐬𝐡 𝐦𝐚𝐫𝐤𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠 :

➡️ Le Comité des Champs-Élysées démontre des investissements conséquents, d’un réseau structuré de sponsors (Ikea, JCDecaux …) ainsi que de redevances versées par Cartier et Pathé pour exploiter l'image des illuminations pour les besoins de films publicitaires et cinématographiques.

La valeur économique individualisée attachée aux illuminations est donc établie, indépendamment de la notoriété même de l'avenue.

➡️ Le spot de Lindt ne reproduit pas directement les illuminations car l’image est générée par matte painting, une création informatique.

Toutefois les images produisent un « grand réalisme ».

Bien que le plan litigieux ne dure qu’une seconde, le téléspectateur peut aisément comprendre qu’il s’agit des illuminations des Champs-Élysées, sans même analyser la scène.

➡️ Lindt ne pouvait ignorer le dispositif de sponsoring mis en place puisqu’elle avait déjà été partenaire du Comité pour les illuminations de l'an 2000.

➡️ Lindt ne s'est pas contentée de représenter une avenue du domaine public mais a exploité l'image d'un événement notoire dont elle savait que les retombées promotionnelles n'étaient accessibles que via un contrat de sponsor.

Décision non définitive.

𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐬

L'ambush marketing désigne une stratégie par laquelle un opérateur associe son image à un événement pour tirer profit de son impact médiatique, sans s'acquitter des droits de sponsor.

Cette pratique est sanctionnée sur le fondement du parasitisme économique.

De plus en plus de décisions sanctionnent ces stratégies marketing:

▶️ Gillette : veille de la finale de la Coupe du Monde de rugby, encart dans L'Équipe avec la mention « Allez Marc, rase-nous cette moustache ! » en référence au sélectionneur du XV de France, laissant croire à un partenariat avec la FFR.

▶️ Franck Provost : pendant le Festival de Cannes, le coiffeur se présente comme « coiffeur officiel » au préjudice des partenaires exclusifs.

▶️ Royaltiz (janvier 2026) : une plateforme calque sa communication sur le calendrier du Tournoi des 6 Nations 2022, retweetant des contenus liés au XV de France pour promouvoir ses offres.


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